Ce rapport sur le citoyen, la défense nationale et la dissuasion tend à mettre en évidence les rapports qui sous-tendent ces trois notions. La défense nationale repose en dernier lieu sur la dissuasion, elles s’entre-soutiennent. Cette doctrine a été pensée à partir du moment où la France a commencé à vouloir se doter de l’arme nucléaire. Ainsi, l’arme nucléaire est d’abord une arme de dissuasion, de non-emploi dans la doctrine française, mais elle soutient les armées conventionnelles par l’exigence qu’elle implique pour éviter qu’elle soit contournée « par le bas ». Concernant les relations entre la défense nationale et le citoyen, la question est plus complexe car plus mouvante. En effet, du fait de l’évolution continue des nations, cette relation est en perpétuelle reconfiguration qu’il est nécessaire d’étudier. Historiquement la défense de la nation française ne se fait pas sans la nation et encore moins contre elle. Pourtant des évolutions récentes, notamment des premières difficultés de recrutement dans les armées mais également une reconfiguration des menaces contre la nation, donnent à penser qu’il est nécessaire de repenser ce lien entre citoyen, défense nationale et dissuasion nucléaire. Cela, dans le but de renforcer la défense nationale et donc de permettre à la nation d’exister.


